Programme général

Le 17e Congrès de la Société Internationale d’Études du Dix-Huitième Siècle (SIEDS) est dédié au thème « Les Lumières et l’(in)égalité ».

Tout au long du XVIIIe siècle, les changements technologiques, le développement du commerce et la mondialisation des marchés ont entraîné des changements très profonds et de dimension internationale dans les structures sociales des pays. D’autre part, le développement de la pensée humaine caractéristique des Lumières a amené la Raison à se heurter à l’inégalité et à l’affronter, ou du moins à la contester, au lieu de l’assumer comme un phénomène donné, naturel et inévitable. La volonté de comprendre la nature de l’inégalité est ainsi devenue une aspiration qui a imprégné toutes les disciplines académiques émergeant de l’arbre luxuriant des Lumières, et qui a laissé une empreinte très profonde dans le monde des représentations et des expressions littéraires et iconographiques. Au XVIIIe siècle, l’égalité proclamée par les penseurs des Lumières pouvait être définie en termes juridiques, de richesse, de statut, de genre, d’origine, de race, de caste, d’éducation ou d’appartenance religieuse. Au-delà de la sphère individuelle, elle a aussi touché les sociétés coloniales, ainsi que les nations sous-développées, comme l’était l’Espagne et son grandiose empire. Bénéficiant de la circulation des idées et des flux culturels ou artistiques, la soif d’égalité est à l’origine d’une grande partie des réformes des institutions économiques, politiques et juridiques que les penseurs des Lumières ont lancées dans leurs pays respectifs. Mais le concept d’égalité inventé durant les Lumières « précoces » était-il semblable à celui des Lumières « tardives » ? Le concept d’égalité était-il le même au sein des courants « radicaux » et au sein des courants « modérés » ? Etait-il le même, dans sa dimension spatiale, entre les pays riches et les pays pauvres, dans les métropoles et les colonies ? En somme, est-il pertinent de parler d’une seule notion d’égalité pendant tout le « long » XVIIIe siècle ? Ainsi, le thème du Congrès aborde quelques-uns des principaux carrefours de la recherche actuelle sur les Lumières, en proposant une approche pluridisciplinaire et internationale des différentes notions d’égalité qui ont émergé au XVIIIe siècle. Parallèlement, la thématique choisie établit des passerelles vers le XXIe siècle, en présentant un ensemble de clefs interprétatives pour aider à la compréhension de cet inéluctable défi du monde actuel. 

Le programme du Congrès comprend la tenue de séances plénières, panels, dialogues, séances thématiques et tables rondes, ainsi que la présentation de posters. Les trois langues du Congrès sont : l’anglais, le français et l’espagnol.

Autour du sujet principal du Congrès, son Comité scientifique a programmé quatre séances plénières ; deux dialogues entre deux académicien.e.s autour du thème L’inegalité au siècle des Lumières : leçons pour le présent ? (I et II) et un panel sur Les inégalités des Lumières. Un second panel aborde le thème du Passé et futur de la SIEDS. Le Congrès accueille également la présentation d’un livre sur l’histoire de la SIEDS, conçu pour commémorer le 60e anniversaire de l’institution.

Les participant.e.s au Congrès peuvent proposer leurs sessions thématiques, tables rondes et communications individuelles sur le sujet principal ou sur tout autre aspect relatif au « long » XVIIIe siècle (1670 – 1830). Les early career scholars sont également invités à présenter des posters (un par participant.e) autour des recherches en cours ou celles qu’ils aimeraient entreprendre à l’avenir. Les posters seront exposés pendant le Congrès. 

Le Congrès accueille deux autres programmes spécifiques. Ceux-ci ont un espace propre dans le programme général. Le premier se réfère à des sessions thématiques, tables rondes, communications individuelles et posters axées sur l’utilisation des Humanités Numériques (HN). Le second, Croissance en tant que communauté scientifique (CCS), invite les participant.e.s au Congrès à organiser des sessions thématiques et tables rondes qui contribuent à dynamiser la vie au sein de la SIEDS et, en général, le futur de la recherche internationale et pluridisciplinaire sur le XVIIIe siècle.

Le Congrès accueille le programme culturel ¡Viva Goya! dédié au peintre aragonais universel, dont le bicentenaire de sa mort aura lieu en 2028. Ce programme culturel inclut des projections de films, expositions muséales, visites guidées et spectacles sur la musique et la danse à l’époque de Goya. Il se termine par une rencontre informelle I, Yo, J💙 Les Lumières, accompagnée de musique, danse et conversation.

Les actes sociaux incluent le cocktail de bienvenue et le dîner officiel du Congrès.

Le programme général du Congrès sera élaboré à partir des contributions soumises par ceux et celles qui souhaitent y participer. Chaque intervenant.e peut proposer une session thématique et participer aux tables rondes, mais doit proposer, au maximum, deux communications : l’une pour le programme général ou les Humanités Numériques (HN) et l’autre pour le programme Croissance en tant que communauté scientifique (CCS). Le programme général avec le déroulé détaillé et quotidien des sessions durant le Congrès sera publié au printemps 2027, aussi vite que possible. 

Les participant.e.s au Congrès doivent s’inscrire en ligne et payer les frais d’inscription. Ces deux démarches sont obligatoires pour que leur contribution figure sur le programme définitif et qu’elle puisse être présentée. Il n’est pas possible de s’inscrire en dehors de l’application en ligne ni sur place, pendant la tenue du Congrès.

Veuillez noter que les inscriptions pour tous les intervenant.e.s (sessions thématiques, tables rondes, communications et posters) doivent être soumises avant le 15 mai 2027 et pour les autres participants avant le 15 juin 2027.                                                            

Pour des raisons d’organisation, le Congrès demande aux participant.e.s de s’inscrire le plus tôt possible afin de pouvoir se bénéficier des frais d’inscription réduits, proposés jusqu’au 28 février 2027.